Les différents modes d'hospitalisation 

La chirurgie ambulatoire : est un mode de prise en charge permettant de raccourcir à une seule journée votre hospitalisation pour une intervention chirurgicale.

 

Vous rentrez donc le matin pour être opéré le jour même et ressortir le soir. La durée de séjour à l'hôpital est de quelques heures à moins de 12 heures.


Cette modalité de chirurgie est pratiquée avec l’accord du patient et sous certaines conditions, tenant compte à la fois du type d’intervention chirurgicale réalisée, des conditions de vie du patient (présence d’un accompagnant) et de l’organisation du service de chirurgie.

L'hospitalisation à J0 :  est un mode de prise en charge permettant au patient d'arriver le jour de  son intervention chirurgicale en lui évitant une nuit d’hospitalisation qui est non seulement inutile mais qui constitue un facteur de risque : stress, sensation d’être malade en étant « couché dans un lit »...

Hospitalisation conventionnelle : est un mode prise en charge "classique" à l'hôpital. Le patient y séjourne à temps complet, nuit et jour, la semaine et le week-end. Il y reste le temps nécessaire à son rétablissement.

Arrivée du patient au bloc opératoire :

Quel patient valide ne s'est pas demandés pourquoi il se retrouvait immobilisé de longue minutes sur un brancard à quelques mètres à peine de sa chambre avant d'être opéré ?
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Depuis des années, toutes les opérations comprennent en effet

une arrivée en brancard. Cette organisation repose sur l'administration d'une sédation avant l'opération qui nécessite pour les patients d'être allongés.

Mais cette prémédication n'est pas effectuée en chirurgie ambulatoire et l'arrivée en brancard s'est toutefois généralisée pour toutes les interventions.

 

Bref, pourquoi ne pas balayer ces habitudes et permettre aux patients d'arriver à pied, vifs et habillés? Nous avons souhaité offrir une autre vision de la personne malade au bloc, la rendant actrice de sa prise en charge. Ainsi, plutôt que de voir arriver les personnes passives, et nues sous une blouse ouverte, nous leur proposons désormais d’arriver debout au bloc opératoire.

 

Pendant leur installation, nous leur parlons et leur expliquons la suite de leur prise en charge. Le patient est désormais debout d'égal à égal avec les autres personnes. Tout le monde se salue et il participe à la “check-list” qui précède l'intervention. C'est une personne qu'on opère, et non plus seulement un organe. 

Comment cela se passe concrètement ? 


Les patients arrivent en tenue à usage unique, chaude et confortable. A l’entrée du

bloc, des surchaussures et une coiffe de protection leur sont fournis. Les mains

sont désinfectées avec une solution hydro-alcoolique. Une personne de la salle

d'opération vient le chercher et lui demande de s'installer sur la table.

 

Les acteurs du bloc sont également heureux de découvrir « leurs patients

autonomes et fiers de cette possibilité d’accueil ». Ce projet favorise l’autonomie

et la participation de la personne malade. L’objectif est d’améliorer la dignité du

patient en renforçant la logistique intra hospitalière et intra bloc. 

Des patients moins anxieux et des soignants satisfaits


Après un test réussi en chirurgie ambulatoire, l’hôpital Cochin prépare la

généralisation du transfert debout au bloc opératoire à l’ensemble de l’établissement. 


Cette nouvelle organisation satisfait à la fois les personnes malades et les professionnels du bloc opératoire. La sécurité y est renforcée avec un respect de la fluidité des voies d’accès. Enfin, cette démarche permet de diminuer le taux de retard au début des interventions chirurgicales et les délais d’attente entre deux interventions.

Quant aux patients, un sondage montre que 98 % d'entre eux sont satisfaits de cette façon de faire, se sentant à la fois plus dignes, mieux respectés et moins stressés. Et pour les patients nostalgiques, qu'ils se rassurent, le retour se fait bien en brancard dans un profond sommeil…